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dimanche 26 mai 2013

Les îles Gili - Lombok



Haaaaa!!!! De nouveau plages, eau turquoise et sable blanc... Cela m'avait presque manqué! C'est qu'on s'y habitue vite à ces petits plaisirs. Les Gilis sont composés de trois îles : une pour la fête, les beuveries et les champignons hallucinogènes ; une autre déserte avec deux heures d'électricité par jour où l'unique activité est le farniente et une troisième "entre les deux". Nous arrivons donc sur l'entre deux nommé Gili Air, petite île au large de Lombok où les plages sont belles et le snorkeling agréable. On récupère par contre les prix très touristiques (tout est deux fois plus cher qu'ailleurs), les fumeurs de ganja rastafari et les vendeurs de champignons! Ici toutes ces drogues sont légales et les panneaux indiquants "We have fucking bloody fresh magic mushrooms" ne manquent pas! Les consommateurs non plus d'ailleurs. En soit pas de problème, sauf peut être du côté du staff des restaurants et hôtels qui sont tous de très gros consommateurs de marijuana. Du coup côté info et renseignements c'est... approximatif. Les prises de commandes aussi sont assez approximatives! Et la vitesse du service... Et bien on ne peut pas trop parler de vitesse justement. Nous ne sommes pas pressé non plus, mais attendre 2h pour un plat... Ca oblige a aller plusieurs fois se rafraichir dans l'eau! 


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vendredi 24 mai 2013

Pura Tirta Empul - Où le business remplace le bouddhisme



Petit coup de gueule concernant ce temple, certes magnifique, mais dont le rapport à l'argent est tellement pressant qu'il en gâche l'expérience. Nous avions regardé le prix de l'entrée du temple dans le Lonely Planet. Il était très raisonnable. Après deux heures de moto pour le rejoindre dans les montagnes, nous arrivons à l'entrée. Nous devons payer nos deux places plus un ticket supplémentaire pour notre moto. Voyant mal comment des gens pourraient venir jusqu'ici à pied, autant dire que tout le monde paye ce billet supplémentaire que ce soit en voiture, bus, ou motobylette. Passe encore, nous payons volontiers... 
Dans l'ensemble des temples à Bali, par respect des lieux il faut porter un Sarong (étoffe que l'on met autour de la taille) pour entrer. Nous en avons acheté de très beau mais ne les prenons pas avec nous puisque des sarongs sont prêtés gracieusement dans tous les temples. Durant les 200 mètres qui séparaient le parking moto de l'entrée du temple, nous nous sommes fait harceler par quatre ou cinq vendeuses de Sarong, nous répétant sans cesse que nous étions obligés d'en acheter pour entrer. Leurs Sarong ne sont pas très beaux et à prix exorbitants, nous les remercions donc "gentiment" sachant que nous en trouverons à l'entrée. A cette fameuse entrée, quatre personnes peu accueillante nous présente un registre et nous demandent le montant de la donation que nous souhaitons faire (donation obligatoire évidement). Nous demandons s'il est possible de décider du montant après la visite, ce qui nous semble plus logique. Ils grognent un peu mais acceptent. Les vendeuses de Sarong étant encore très insistantes, les personnes de l'entrée nous précisent que ceux-ci sont obligatoires (normal) et qu'ils n'en fournissent pas. Les vendeuses nous proposent de nous en louer... le montant équivaut au prix d'achat dans un endroit normal (et l'équivalent de deux fois le prix de l'entrée). Tout le monde a un joli sourire sadique sur le visage... sauf nous. L'arnaque.
Un groupe de touriste en visite guidée passe à côté de nous avec leur guide. Etant tous équipés d'un même Sarong, nous demandons à leur guide s'il lui en reste et s'il peut nous en prêter deux. Alors qu'il démarrait un début de réponse, il se fait remettre en place par un des monsieurs de l'entrée. Sans parler indonésien, cela ressemblait à un "nous pourris pas notre business". Suivra un sourire gêné du guide et un "sorry".
Laëtitia part dans un "vous prenez vraiment les touristes pour des cons", ce qui nous vaudra en échange un "si t'es pas contente rentre dans ton pays". Bonne ambiance quand tu nous tiens!
Ayant de très grandes écharpes dans nos sacs ressemblant à des sarongs, on décide que ça fera l'affaire et laissons ce gentil monde derrière nous. Nous n'avons pas "perdu", ok, mais cette visite démarre très tendu. Le chemin menant au début des temples est assez joli... 


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Temple de Pura Besakih - Cérémonie de purification

Nous chaussons à nouveau notre peau de Easy Rider à la découverte de Bali. Première visite de la journée : le temple de Pura Besakih.


 Le temps de chausser un Sarong et nous entrons (la classe internationale)


Dès notre arrivée au coeur du temple, une aura toute particulière émane de celui-ci. Les gens entrent à tour de rôle dans ce bassin, déposent leurs offrandes et se purifie aux différentes sources.

samedi 18 mai 2013

Le temple de Monkey Forest

Après nos balades dans le nord de Bali autour de Lovina, nous changeons de camp de base pour Ubud situé dans le Sud de l'île.

Bien que ce soit une ville très touristique, celle-ci dégage un climat très agréable. Très orienté "art", on y trouve une très grande concentration de galeries de peintures et sculptures en tous genres, des dizaines de boutiques de vêtements et tous les soirs cinq à six représentations de danse, chant ou marionnettes en ville. Par rapport à la taille de celle-ci, qui se résume à trois rues commerçantes, c'est une énorme concentration. Mis à part le marché qui a gardé une moitié d'utilité pour les locaux, le reste de cette ville semble avoir muté pour mieux accueillir les touristes.
Dans ce genre d'endroit, les locaux pourraient être fatigués de ces vagues successives de touristes et se contenter de nous plumer de la façon la plus rapide et efficace. En bon français c'est ce qu'on s'attend à subir lorsqu'on met les pieds dans une ville trop touristique : payé plus cher pour moins bien et le tout orchestré par un serveur désagréable. Mais non, ici rien de cela. Les gens sont souriants, aimables et agréables. Cela n'empêche pas tout de même de devoir négocier les prix comme partout ailleurs, mais cela reste bon enfant. Les boutiques sont bien agencées, les produits proposés sont beaux, les rues débordent d'offrandes sur le sols, donnant par la même occasion une agréable odeur d'encens... Bref même si ce n'est pas 100% authentique, on s'y sent bien.

Cerise sur le gâteau, la famille chez qui nous avons trouvé une chambre est très accueillante, pleine de sourires et, malgré la barrière de la langue, a toujours trouvé un moyen de nous aider. C'est d'ailleurs les plus beaux petits déjeuner que nous ayons eu depuis notre départ! Qu'est ce qu'on mange le matin? Un  bon pancake à la banane, une énorme salade de fruit avec ananas-papaye-banane et un bon petit café. De quoi partir du bon pied!

Dans la catégorie fruit, qui connait celui-ci?

Petit aparté sur leur façon de préparer le café... Qui n'a jamais ragé devant sa machine à café, prêt à s'en faire couler un petit, en se rendant compte qu'il n'y a plus de filtre? Et toutes ces tentatives de dépannages (plus ou moins réussies) à coup de sopalin, chaussette ou feuilles de papier toilette? Les Indonésiens n'ont pas ce problème! 
- "Filtre à café? Connait pas"
- "C'est du café soluble?"
- "Oui.... Oui... Mais non!"

Technique : Tu mets ton café moulu au fond de ta tasse, tu mets de l'eau chaud, tu remues et tu attends! Et oui, il faut attendre que les grains qui flottent finissent par retomber au fond de la tasse... De même qu'il vaut mieux éviter la dernière gorgée!

Costaud la dernière goûte


A Ubud, en dehors du shopping et des spectacles, il y a tout de même un beau temple à ne pas manquer : le temple de Monkey Forest!

Son nom parle de lui même, des sculptures de singes et de monstre peuplent les lieux... Et ses habitants poilus sont en nombre impressionnant. 


Une statue accueillante à l'entrée

vendredi 17 mai 2013

Lovina et ses Dauphins

Pourquoi avoir posé nos bagages à Lovina? Pour ses dauphins bien sur! Le Lonely Planet nous décrivaient une occasion inespéré de pouvoir apprécier ces mammifères marins dans leur environnement naturel. Nous ne sommes habituellement pas très fan de ces Tour organisés, mais nous nous sommes laissés tenter. Une fois n'est pas coutume, c'est avant le levé du soleil que nous nous sommes réveillés. Pour l'occasion nous avions choisi le capitaine d'un petit bateau pour nous conduire. Nous ayant précisé que la saison était basse et que les clients manquaient, nous nous attendions a une petite virée intimiste.





Nous profitons dès notre départ d'un beau levé de soleil sur cette mer calme... Mais ce calme ne durera pas. Après quelques minutes ce sont des hordes de bateaux qui suivent notre sillage. Bientôt, des dizaines et des dizaines de bateaux nous suivent dans notre quête aux dauphins...



Spectacle affligeant... Je me sens honteux d'être parti dans cette aventure et de faire parti de tous ces badauds. Dès le premier saut d'un dauphin, ce sont tous les moteurs de bateaux qui vrombissent en coeur et se ruent sur leur proie. Pas étonnant, nos chers mammifères s'enterrent à nouveau dès que ceux ci approchent. Notre capitaine, trop politiquement correcte, nous explique que cette démarche est contre productive et que les autres bateaux ne devraient pas faire ça. En restant à distance, les dauphins restent plus longtemps en surface et nous pouvons en profiter plus longtemps. Je partage tout à fait son point de vue... Mais en bon touriste landa qui a payé son Tour... Maintenant j'ai envie d'en voir de près. Mais ce sera peine perdu. Après plusieurs heure de chasse, c'est au mieux à 200 mètres que nous pourrons apprécier les cabrioles.


A en juger par ces photos, les passagers de capitaines moins respectueux de la nature en aurons eu pour leur argent... Non... décidément le tourisme n'a pas que du bon...




"Heureux" de ne pas être un mauvais touriste, nous rentrons au port bredouille... Ou broucouille comme on dit dans le bouchonois.



Welcome to Bali!!!

Bali... Destination de rêve en Indonésie... Principale différence par rapport au reste de l'indonésie, c'est la seule île à ne pas être en majorité musulman. Principalement bouddhiste, on découvre tout de suite la différence. Des femmes sans voile, des hommes en sarong, habit traditionnel, et un climat général très détendu.

Nous posons nos bagages à Lovina au Nord de l'île et profitons de cette première journée pour louer un scooter et découvrir l'île. Malgré la circulation difficile (et dangereuse) et les routes chaotiques, toutes l'île est à distance raisonnable en scooter.

Le style Romuald - Tiens toi bien Easy Rider

Ce sera donc l'occasion d'une belle balade entre les champs, les rizières, les temples et les sites naturels.


Les chutes Gitgit


Dans tous les lieux, toutes les rues, toutes les maisons, tous les sites... Chaque lieu est l'occasion de faire une offrande. Des fleurs, des crackers, du thé, de l'encens... Chaque recoins est gorgé de couleur et d'odeur agréable.







Chaque maison à son propre temple de plus ou moins grande taille. Chaque village à un temple de plus grande envergure. La plupart d'entre eux regorge de détails et de sculptures originales. Sur la route, nous tombons sur celui-ci qui dégage une atmosphère toute particulière.

 





Porte d'entrée d'un hôtel


Temple Pura Ulun Danu Bratan


Après quelques heures de route, nous voici arrivé à notre premier gros temple de Bali. Avec une grosse déception on voit à notre arrivée une trentaine de bus sur le parking et d'innombrable moto. Le site s'annonce bondé. Malgré la quantité impressionnante de touriste, le temple reste admirable. Celui-ci étant logé au beau milieu d'un lac, la vue reste imprenable.
 

 



Malgré le monde, je trouve même un petit moment pour m'exercer à quelque position de bouddha. 

 



 


C'est ainsi que fini cette première journée balinaise. A notre retour, nous trouvons un petit restaurant au bord de l'eau... proposant de bons poissons grillés avec un couché de soleil en prime. La vie est belle! 





Le Bromo : Volcan spectaculaire

Nous quittons le centre de Java et continuons sur l'Est de l'île. Pour se faire, nous reprenons notre nouveau mode de transport préféré : le train


Nous avions déjà pu en tester un auparavant, mais faute de place restante en économie, nous avions du opter pour la "business class". Le trajet avait été plus que confortable et nous avait permis de visiter le pays par une fenêtre assis dans notre fauteuil. Plutôt cool! Cette fois ci nous avons pu prendre l'option éco... Quelle aventure! Tout d'abord le confort : imaginez deux banquettes face à face espacées de 30cm et mettez y six adultes. Effectivement ça ne passe pas, les jambes se touchent! Si pour quelques heures ça ne pose pas de problème, s'imaginer passer les dix prochaines heures dans cette configuration peut faire peur. Mais bon, c'est la classe économique, je ne vais pas faire ma princesse. Avec les descentes de certains passagers en chemin, je finirais même par avoir un peu de place. La température : la pauvre climatisation a beau tourner à fond, ça ne se rafraîchit pas beaucoup. La chaleur humaine est un sacré radiateur, surtout lorsqu'on a les bras et les cuisses collés dessus. Ajoutez y les 35°C extérieur et vous avez une personne poisseuse et pleine de transpiration au bout de quelques minutes. Malgré cela, avec l'enchainement des visites avant le levé du soleil et le manque de sommeil accumulé, malgré l'inconfort, la torpeur me gagne. C'était sans compter sur les "passagers clandestins". A l'approche de la première grande ville (soit après une demi-heure de route), des dizaines de vendeurs ambulants montent à bord du train pour y proposer leurs produits. Chacun d'eux commence à énumérer ses denrées : café, nouilles, riz fris, bananes, chips pour la nourriture ; livre, jouets et gadgets en tout genre pour le reste... Ce spectacle n'est pas tout à fait nouveau, à chaque arrêt de bus aux Philippines nous avions le droit à un ou deux de ces vendeurs (d'ailleurs très pratique pour se ravitailler certaines fois). C'est bruyant, ça réveille, mais cinq minutes après c'est fini. Ici le choque, c'est leur nombre et leur flux incessant. Cinq minutes... puis dix minutes passent... Nos "passagers" continuent à défiler. Après un bon quart d'heure et une vingtaine de vendeurs déjà passés, je vois maintenant monter les premiers musiciens mendiants. Là, alors que le niveau sonore était déjà élevé, la vraie cacophonie commence. Djembés fola, guitaristes et chanteurs nous montrent leurs talents (médiocre), tandis que les vendeurs ne s'entendant plus s'y remettent en ajoutant quelques décibels... 

Le tableau est complet.


C'est après de long kilomètres parcourus avec nos invités que les choses commencent à se calmer. Sans raison apparente, le flux diminue et diminue... Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun vendeur à bord. Nous n'en reverrons quasiment plus jusqu'à la fin du parcours. Le comble serait de commencer à avoir un petit creux à ce moment là!... Mais non j'ai mes réserves! ;) 

Village au bord du chemin de fer

Pour profiter au mieux du mont Bromo, il faut y être au levé du soleil. Arrivé à Probilingo, nous cherchons donc à nous rendre dans un gîte au pied du volcan. Là surprise! Le Président à choisi ce week-end là pour y inaugurer un nouveau bâtiment! Du coup l'ensemble des hôtels y sont bookés. Il nous reste plus qu'à trouver un hotel sur place et se réveiller une fois de plus aux aurores. Sur le chemin nous profiterons du passage du cortège présidentiel. Pas moins de vingt voitures, dix bus et une foultitudes de motos. Le monsieur tient à sa sécurité!

Debout 4h du matin, nous prenons le premier bus pour le mont Bromo.



Le spectacle en vaut la chandelle. Un paysage désertique extraordinaire s'offre à nous.










Petite déception, on nous apprend qu'à cause du président, le site entier sera fermé à partir de 9h. Du coup, pas moyen d'aller sur le cratère. Il nous reste seulement à profiter de la vue depuis la montagne voisine. On en profitera pour aller jusqu'au sommet et apprécier l'autre côté.


Après ce beau trek, il est temps de rentrer. De retour au village, grosse surprise, il n'y a plus âme qui vive. Ce lieu grouillant de touristes à notre arrivé s'est entièrement vidé. La fermeture à 9h était plus générale que nous le pension. Problème : il n'y a plus de bus publique pour nous ramener en ville. La seule option : faire une dizaine de kilomètre à pied pour rejoindre une autre route où un bus passera peut être. Deux hollandais, un Indonésie et deux polonaises se joignent à nous en route dans cette galère. Un camion pick-up nous avancera gracieusement d'un kilomètre... avant qu'un local y voit sont intérêt et nous propose un montant exorbitant pour nous déposer en ville. Après de rudes négociations, des feintes de départ de notre part à deux reprises rattrapées in extremis par le chauffeur... les prix finissent par être acceptables. Nous voici bientôt de retour en ville prêt pour notre prochaine étape.