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vendredi 24 mai 2013

Pura Tirta Empul - Où le business remplace le bouddhisme



Petit coup de gueule concernant ce temple, certes magnifique, mais dont le rapport à l'argent est tellement pressant qu'il en gâche l'expérience. Nous avions regardé le prix de l'entrée du temple dans le Lonely Planet. Il était très raisonnable. Après deux heures de moto pour le rejoindre dans les montagnes, nous arrivons à l'entrée. Nous devons payer nos deux places plus un ticket supplémentaire pour notre moto. Voyant mal comment des gens pourraient venir jusqu'ici à pied, autant dire que tout le monde paye ce billet supplémentaire que ce soit en voiture, bus, ou motobylette. Passe encore, nous payons volontiers... 
Dans l'ensemble des temples à Bali, par respect des lieux il faut porter un Sarong (étoffe que l'on met autour de la taille) pour entrer. Nous en avons acheté de très beau mais ne les prenons pas avec nous puisque des sarongs sont prêtés gracieusement dans tous les temples. Durant les 200 mètres qui séparaient le parking moto de l'entrée du temple, nous nous sommes fait harceler par quatre ou cinq vendeuses de Sarong, nous répétant sans cesse que nous étions obligés d'en acheter pour entrer. Leurs Sarong ne sont pas très beaux et à prix exorbitants, nous les remercions donc "gentiment" sachant que nous en trouverons à l'entrée. A cette fameuse entrée, quatre personnes peu accueillante nous présente un registre et nous demandent le montant de la donation que nous souhaitons faire (donation obligatoire évidement). Nous demandons s'il est possible de décider du montant après la visite, ce qui nous semble plus logique. Ils grognent un peu mais acceptent. Les vendeuses de Sarong étant encore très insistantes, les personnes de l'entrée nous précisent que ceux-ci sont obligatoires (normal) et qu'ils n'en fournissent pas. Les vendeuses nous proposent de nous en louer... le montant équivaut au prix d'achat dans un endroit normal (et l'équivalent de deux fois le prix de l'entrée). Tout le monde a un joli sourire sadique sur le visage... sauf nous. L'arnaque.
Un groupe de touriste en visite guidée passe à côté de nous avec leur guide. Etant tous équipés d'un même Sarong, nous demandons à leur guide s'il lui en reste et s'il peut nous en prêter deux. Alors qu'il démarrait un début de réponse, il se fait remettre en place par un des monsieurs de l'entrée. Sans parler indonésien, cela ressemblait à un "nous pourris pas notre business". Suivra un sourire gêné du guide et un "sorry".
Laëtitia part dans un "vous prenez vraiment les touristes pour des cons", ce qui nous vaudra en échange un "si t'es pas contente rentre dans ton pays". Bonne ambiance quand tu nous tiens!
Ayant de très grandes écharpes dans nos sacs ressemblant à des sarongs, on décide que ça fera l'affaire et laissons ce gentil monde derrière nous. Nous n'avons pas "perdu", ok, mais cette visite démarre très tendu. Le chemin menant au début des temples est assez joli... 


(lire la suite)



Mais ce n'est pas encore suffisant pour nous détendre. Nous arrivons sur la première place et un homme en blanc vient me voir. Il dit être un religieux travaillant dans le temple et me précise que sa présence est obligatoire pour entrer dans ceux-ci. Sa présence ne coutera qu'une modique donation de notre choix tant qu'elle dépasse $15, soit 5 fois le prix de l'entrée du temple... Il précise par dessus ça qu'il n'est pas un guide et qu'il ne fournira pas d'explication, mais simplement nous montrera le chemin. "Hmmm... Comment te dire..."
A peu près calmement mais à deux doigts de lâcher les watts, je lui ai expliqué mon point de vue sur sa proposition. Je ne sais pas si c'est dans le regard ou le ton de la voix qu'il a senti la chose prête à éclater, mais il a fait un pas en arrière et nous a dit que nous pouvions tout compte fait nous balader seuls. Vu la simplicité des chemins, il n'aurait effectivement été d'aucune aide.

Je suis zen...


Cérémonie en cours
 

Certaines zones sont réservés aux religieux et personnes souhaitant prier. Rien de plus normal. Je respect tout à fait ce principe et suis resté à l'écart de ces zones. Bon j'ai effectivement pris une ou deux photo à titre documentaire. Pour avoir demandé du regard à un religieux si cela posait problème, j'ai compris que non.


A l'abord d'un temple très détaillé, je remarque une zone qui semble très jolie et qui mériterait une photo. Un religieux me précise que cette zone est réservée aux bouddhistes souhaitant prier. Très bien je comprends. Il me reprécise que si je souhaite faire une donation je peux venir prier et faire quelques photo... Tu parles d'un lieux sacré... Sans connaître tous les fondements du Bouddhiste, la démarche me semble un peu abusée. Lorsque je compare l'ambiance de ce lieux comparé aux autres temples que nous avons visités... Celui-ci me semble ne rien avoir de sacré.


Bon... Prenons ce qu'il y a de bon à prendre ici : des photos! Le reste de la balade ce sera donc résumé à sillonner les différents temples et les prendre en photo. Nous n'aurons pas trainé.




  

 

En route pour une cérémonie

 



Nous avons retrouvé notre scooter en un seul morceau avec toutes ses roues et son essence! Ce qui n'était pas gagné vu le ton de la conversation à notre arrivée. La journée ne finit donc pas si mal que ça!

Pour les futurs visiteurs, la beauté des lieux en vaut le détour... Mais venez psychologiquement prêt! Et frais à prévoir : ticket d'entrée, ticket véhicule, Sarong, donation entrée, donation accompagnateur et donation prière... Plus éventuellement encore un petit achat en route auprès des différents vendeurs qui occupent l'intérieur et les pourtours des temples. Un vrai lieu de méditation...


6 commentaires:

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    1. La classe internationale!
      J'entretiens mes poils de jambes aussi il faut dire. ;)

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  2. Enorme! Je suis complètement dans l'ambiance là!
    Ca nous a beaucoup fait ça en Indonésie et au Vietnam aussi. C'est vraiment désagréable comme sentiment, et faut le vivre pour le comprendre...
    Heureusement qu'il y a le reste qui compense largement!

    Bises!
    JB LALOT

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    1. Nous savons bien que nous sommes des touristes et qu'ils sont là pour nous prendre de l'argent... Mais ce n'est pas parce qu'on est un touriste qu'on accepte d'être pris pour un abruti!
      C'est peut être là que parfois ça dérape. On est prêt à payer des choses pour se faire plaisir, mais pas à payer 10 fois le prix normal ou sentir que l'on paye quelque chose qu'on ne devrait pas... Le pire c'est qu'on finit par être parano! Tout service vendu semble louche et tout prix trop cher!

      NB: dans la catégorie je suis touriste donc je paie plus cher qu'un local, on a eu l'exemple du temple de Prambanan. Deux entrées séparées... Le tarif touriste était 15 fois supérieur à celui des locaux... C'est bien qu'ils aident les locaux à accéder à la "culture"... mais l'écart est tout de même abusé.

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  3. Sachez qu'il n'y a pas de 'prix normal' pour ce temple, qui par ailleurs est Pura Besakih, pas Pura Tirta Empul. Ce complexe est strictement réservé aux hindous (les balinais ne sont pas des bouddhistes non plus) et les personnes qui vous ont demandé de l'argent pour pénétrer l'enceinte du complexe le font au marché noir.

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  4. Il y a dû avoir inversion des pages, ce temple là est bien Pura Besakih comme mentionné ci-dessus et l'article précédent est Pura Tirta Empul et non Pura Besakih. Je confirme aussi le caractère hindou du lieu et non bouddhiste. Par ailleurs, nous avons également eu cette impression d'être pris pour des imbéciles car le bureau des donations a vite fait de changer les 8000 en 800 000 sur leur cahier présenté aux touristes (sûrement afin de les inciter à donner plus), ce qui est loin d'être crédible!

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