-->

dimanche 28 juillet 2013

L'île d'Ometepe sur le lac Nicaragua

Nous quittons Grenade, non sans regret, pour continuer notre périple au Nicaragua. Le plan d'origine était de prendre un ferry au départ de Granada pour rejoindre l'île d'Ometepe en cinq heures. Après que trois personnes nous aient fortement déconseillé celui-ci en raison de son inconfort, nous changeons l'itinéraire et reprenons un Chicken Bus pour nous approcher au plus près de l'île. Au port de la petite ville de San José, ce n'est plus qu'un trajet de une heure en bateau qui nous attend. A l'heure où nous arrivons c'est une barque en mauvais état qui fait le trajet. Pas trop le choix, donc c'est sur ce petit bateau, assis en plein soleil, que nous supporterons pendant une heure le ballottement des vagues. Et des vagues, il y en a. Cela a beau être un lac, les vagues qu'on y voit sont surprenantes. Il n'est pas difficile de s'imaginer au bord de mer...

Barque entre San José et Ometepe

Dès les premières minutes du trajet, on aperçoit distinctement les raisons de notre venu ici : les deux volcans, Concepcion et Maderas, qui forment Ometepe. Pas étonnant que cette île regorge d'histoires surnaturelles et autres comptes et légendes. "Terre sauvage, formée de deux volcans jumeaux, perdue au milieu d'un lac aussi grand qu'une mer...", cela sonne plutôt bien pour un début d'histoire.


(lire la suite)

samedi 27 juillet 2013

Granada, ville au style colonial

Dans notre quête d'authenticité, nous avons sans surprise fait choux blanc à San Juan Del Sur. Pas besoin de s'éterniser, nous mettons le cap sur la ville de Granada. Cette ville est réputée pour son riche héritage architectural colonial. Malgré les invasions et destructions partielles de la ville au cours de nombreux affrontement contre les pirates anglais, français et hollandais, Granada a su gardé en état la plupart de ses bâtiments et garde sa touche andalouse espagnole.

C'est au marché que nous décidons de débuter la visite. Les bâtiments attendront! Après tout, est ce qu'un marché n'est pas le meilleur endroit pour avoir un aperçu d'une culture et de ses habitudes alimentaires? En tout cas on plonge tout de suite dans l'ambiance. Chaque étale met sa propre musique latinos, ça parle fort, les bus et taxi clayonnent à tout va pour se faire un chemin à travers les piétons... En deux mots : ça vie.


Petite anecdote amusante que je n'ai pas pensé prendre en photo, c'est les formes de leurs "mannequins" de vitrine. Les mensurations n'ont rien à voir avec ce que l'on connait. Pour ce qui est des mannequins de plein pied, ils les ont pourvu de paire de fesses extraordinairement rebondies! De quoi se convaincre qu'on a tous les fesses plates. Et pour les mannequins de torse (pour les hauts et maillots de bains de ces dames), ils sont pourvus d'énormes poitrines droites comme des "i". Pamela Anderson et sa poitrine siliconée ont peut être servi de modèle.


Après les vêtements, nous entrons dans le coeur du marché... Les aliments! Premier met original : la couenne de porc frite! Faut aimer...

Vendre de la couenne de porc, ça fatigue
Vendre de la couenne de porc ça fatigue

(lire la suite)

vendredi 26 juillet 2013

Nicaragua - San Juan Del Sur

Nous avons quitté ce paradis pour surfeurs que sont les belles plages de Nicoya pour nous diriger vers le Nicaragua. But de l'opération, découvrir un nouveau pays et, avec lui, une nouvelle culture. Si la côte caribéenne du Costa Rica a une culture reggae marquée, le reste du pays est assez aseptisé. On n'entend pas de musique dans les rues ou les restaurant, pas de style vestimentaire particulier... C'est peut être ce côté "clean" des pays développés?
Quoi qu'il en soit, le bus nous dépose en face du poste frontière du côté Costa Rica. Nous passerons cette frontière à pied. Le temps d'un coup de tampon côté Costa Rica, dans des bureaux propres et organisés, et nous arrivons dans ce "no man's land" de deux kilomètres entre le deux pays. Bien qu'il n'y ait rien d'indiqué et qu'on ne sache pas exactement ce qu'on est sensé faire... A force de demander à droite à gauche nous finissons par trouver le poste frontière côté Nicaragua. Un autre tampon et $17 plus tard, nous pouvons enfin entrer au Nicaragua.
Dès nos premiers pas, nous découvrons un pays qui a du caractère. Comme aux Philippines, ce sont des  dizaines de personnes qui nous accostent pour proposer leur services de bus, taxi, nougats, fruits, etc. Le temps de trouver notre bus et nous voici embarqué dans un joli "yellow school bus" bien fatigué, surement récupéré aux Etats Unis. Ces bus sont surnommés "chicken bus" au Nicaragua. Vu la quantité de personnes qu'ils sont capables d'entasser dedans, cela porte bien son nom! Malgré la quantité de personnes debout dans le passage entre les sièges, il y a tout de même des vendeurs ambulants qui trouvent le moyen de se faufiler (avec plus ou moins d'agilité) pour vendre leurs produits. Au menu ici c'est cacahuètes, bananes plantains frites, caramels aux copeaux de noix de coco, nougats, ... Le "vigoron" attirera mon attention. Je demande aux vendeurs quels sont les ingrédients qui composent le Vigoron. Ou dans mon riche espagnol très efficace : "Que es Vigoron"? Je verrais, plus que ne comprendrais la réponse. Enroulé dans une feuille de bananier, on trouve une salade de choux vinaigrée, des morceaux de viandes de porcs et de la purée de "yuca". Plutôt appétissant! Ca se mange avec les doigts, c'est copieux et le yuca n'est rien de plus étrange qu'une purée de manioc (réflexe post-mongolie, on s'attend à tout). Exactement ce qu'il me fallait sur un trajet en bus!
Comme aux Philippines (après vérification) nous avons payer deux fois trop cher notre premier trajet en bus! Un petit geste de bienvenue! Cela dit ce sera la seul "mésaventure" de notre passage au Nicaragua.  L'esprit "arnaque" ou "prix touristes" ne c'est pas fait sentir ailleurs.

C'est donc après deux Chickens bus avec de la musique latinos à fond que nous arrivons à notre première étape au Nicaragua : 

San Juan Del Sur

Margarita frozen... un goût d'été... un goût de vacances... 

Playa, playa! On change de pays mais on garde les mêmes plages! Ce première arrêt n'est en réalité qu'un autre hot-spot à surfeurs. Celui-ci est d'autant plus développé que c'est l'un des seuls pleinement reconnue au Nicaragua. En gros, ici sont les surfeurs qui veulent de bonnes vagues et de la fête sans dépenser le même budget qu'au Costa Rica. Nous trouvons donc ce que nous devions trouver : une ville très touristique. 
Premier constat, la plage principale est jolie de haut, mais pas d'en bas. L'eau est trouble et avec la quantité de bateaux amarrés aux corps-mort, on a l'impression de se baigner dans un port. Nous décidons donc de respecter le plan d'origine et partons à la découverte des plages isolées au nord de la ville.

Bay de San Juan Del Sur


(lire la suite)

Vu l'isolement de ces plages, leur distance et leur accès difficile, une seule solution : Motocross!


C'est donc une succession de plages isolées que nous partons découvrir. Ici, pas de snorkeling possible, ce sont bien des plages à surfeurs avec de longs rouleaux.

Playa El Toro


Cette deuxième plage laisse rêveur. Ces fanas de surfs doivent vaiment se sentir bien ici. Sur cette plage il n'y a rien d'autre que cette guesthouse à même la plage, à quelques mètres de l'eau... Autour, de la nature, devant, de gros rouleaux à rider.

Paradis de surfeurs sur la Playa Marsella

Rouleau de Marsella


Plage suivante, toujours des rouleaux mais les rochers en prime.


Dent de pirate sur Playa Madera

Ne faisant pas surf ni Laëtitia ni moi, les énormes rouleaux c'est sympa mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus simple à nager. De plus, pouvoir faire du snorkeling découvrir la vie aquatique ajoute un gros plus à une baignade. C'est dans cet optique que nous nous rendons sur Playa Majagual, décrite comme calme, sans vague, avec de belles options de snorkeling. Sur place c'est une mer agitée avec de gros rouleaux qui nous ouvre les bras! Les vagues sont puissantes mais sans lames de fond ni courant aspirant (très fréquent dans la région), la baignade est possible. C'est sport, tu ne t'endors pas en faisant la planche, mais agréable. Majagual est bien une petite perle perdue dans la nature, mais elle n'est pas à la hauteur de ce qui nous avait été dit. C'est une très belle plage mais c'est loin d'être la plus belle que nous ayons croisée. 

Playa Majagual


N'ayant pas trouvé ce que nous étions venu chercher et ne nous sentant pas à l'aise dans cette ville trop touristique, nous mettons les voiles après seulement une journée.


samedi 20 juillet 2013

Péninsule de Nicoya

La découverte du Costa Rica continue par un grand écart. Nous passons de la côte caribéenne à l'Est, à la péninsule de Nicoya à l'Ouest. Grâce au transport en commun de ce pays "développé", le tout se sera fait très facilement en une seule journée. Ca change des périples interminables habituels.

Sámara

Nous avons la vie dure... Nous quittons des plages paradisiaques pour en retrouver de nouvelles! Seul élément difficile à maîtriser : la météo. Le Costa Rica étant une région très humide... et Juillet étant  dans la saison des pluies... On profite des rayons de soleil quand ils sont là!

Oiseaux "batman"

Le Costa Rica est un pur bonheur en terme d'infrastructures. On y trouve littéralement de tout, que ce soit restaurants, shoppings, etc. Cela change complètement par rapport à nos précédents pays. En revanche, il y a des désavantages à ce "développement". Les prix sont beaucoup plus élevé. On est très proche des coûts qu'on pourrait trouver en France. Les plages, paradis des surfeurs, se sont elles aussi beaucoup développées avec les masses de touristes. Du coup on trouve des infra structures en bord de pages. Heureusement pour nous, le Costa Rica garde encore de nombreux lieux préservés, simplement moins facilement accessible. Comme cette belle plage, à une heure de marche de Samara, qui, contrairement à celle de Samara bondée, était quasi déserte.


lundi 15 juillet 2013

Costa Rica - Côtes Caraïbes

L'aventure mongole finie, il nous fallait traverser les océans pour arriver à notre prochaine étape : le Costa Rica. Si sur une carte cela semble loin... En avion c'est encore pire. Ajoutez à cela quelques retards... 
Au départ de Mongolie, nous avons tout d'abord du attendre quatre heures dans l'aéroport avant de pouvoir monter dans notre avion.  Il y avait des vents violants empêchant le décollage. Le temps de monter enfin à bord, ceux ci se sont réveillés. Du coup nous avons attendu quatre heures de plus à bord de l'avion avant de pouvoir enfin décoller. Trajet sans encombre, nous arrivons à notre première escales (sur trois) à Beijing. Les douanes chinoises étant ce qu'elles sont, nous avons comme à l'aller eu le droit à deux heures d'attentes avant d'obtenir notre tampon. Cela n'a beau être qu'un transfert, il faut un tampon. Nous n'étions dans tous les cas pas pressé puisqu'une nuit dans l'aéroport nous attendait. Petit coup de chaud, le soir même on nous apprend qu'on ne peut pas imprimer nos billets d'avions vers notre prochaine escale aux états unis puisque nous n'avons pas de visa... Pourquoi avoir besoin d'un visa simplement pour un transfert? Allez comprendre! Pris de court, on n'a jamais imaginé avoir besoin de valider un visa pour un simple transfert, et on commence à s'y connaître en transfert! Heureusement pour nous, ce visa est faisable en ligne! Etrangement il donne l'impression d'être validé automatiquement dès que les $15 de frais sont payés. Sécurité ou taxe indirecte? 
Du coup nous sommes sauvé, visa validé, une galère sans nom d'évitée! J'aurai bien vu la situation... En Chine nous n'avions le droit de rester que 24h sur le territoire... Sans l'obtention immédiate du visa américain, nous étions expulsable vers la France! Cela aurait été "drôle"....
Après une nuit dans l'aéroport de Beijing, nous partons en début d'après midi pour treize heures de vol vers Chicago... escale qui nous permettra de nous envoler pour... Miami... Avant de pouvoir enfin prendre notre vol vers San José au Costa Rica.


Pas besoin de vous faire un dessin, le trajet a été plus que long. C'est en bons zombies que nous arrivons à l'aéroport où un taxi devait nous attendre pour nous emmener, à la surprise de Laëtitia. Arrivant la veille de son anniversaire, j'avais prévu un hôtel un peu haut de gamme pour marquer le coup. Bon... Le chauffeur ne nous aura pas attendu, du coup l'effet de surprise est moins important. Le standing de l'hôtel a tout de même eu son effet. Après les mois de backpackers passés à dormir un peu partout, un bel hôtel fait très plaisir. C'est donc du haut de ce neuvième étage que nous auront découvert la capitale! Et oui... notre journée se sera résumée à des siestes pour digérer le trajet et le décalage horaire. Dès le surlendemain, nous reprenons la route et partons pour la côte caribéenne.   

Les Caraïbes

Cahuita

Playa Negra à Cahuita

(lire la suite)