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lundi 29 avril 2013

Pulah Weh et ses fonds marins gorgés de poissons


Après un petit bus de nuit de 12h, nous sommes arrivés au port d'embarcation pour l'ïle de Weh. A l'inverse des Philippines où nous n'avons eu quasiment aucune interaction avec les locaux, si ce n'est celles qui finissaient par un payement de notre part, en quelques jours d'Indonésie nous avons commencé à apprécier l'accueil et la bienveillance des indonésiens. Ce monsieur en est un très bon exemple. Ancien fermier, il est devenu depuis seulement quelques mois conducteur de tricycle. Plutôt que d'essayer de nous vendre quelque chose, nous avons passé deux heures à parler de son histoire et de sa philosophie de la vie. Cette conversation n'avait pour seul but qu'un enrichissement mutuel. Un personnage haut en couleur (même en sépia).






Pulah Weh

La chaleur et l'humidité de la jungle laisse donc place au calme et à la douceur du bord de mer. L'eau est entre 30 et 32°, une brise fraiche du large vient nous rafraichir et la vue nous donne l'impression d'être dans un décor de film. Pour ne rien gâcher, nous avons trouver une petite hutte sur pilotis au bord de l'eau.

Notre petit bungalow et sa vue...
 



C'est donc tout naturellement que nous passerons quatre jours à profiter de cette mer accueillante qui regorge de vie. Entre baignade, snorkeling et plongés, nous avons tout juste le temps de boire nos cocktails de fruits.



Seule ombre au tableau... il faut tout de même aborder tous les côtés... Ces eaux sont infestés de méduses! Il y a bien sur quelques grosses tout droit sortie d'un film de science fiction, mais celles ci encore, on les voit suffisamment pour les éviter. Le réel problème vient des petites transparentes d'à peine un ou deux centimètres de large. Vu leur taille les piqures ne sont pas très violentes vous me direz. Effectivement, la douleur se rapproche de celle que vous auriez en vous claquant un gros élastique sur la peau. Dérangeant, mais il y a pire comme douleur. Maintenant imaginez vous calme, en train de nager et de rêver éveiller dans une eau translucide... tout va bien et *claque* : coup d'élastique. Ce n'est pas grave, on se détend à nouveau et on recommence à apprécier... et *claque* à nouveau! Au bout de la dixième piqure sur le torse, la jambe ou le visage... Ca commence à énerver un peu!!! Nous avons du coup adopté le mode t-shirt/chaussettes. Cela limite la casse!

(vous avez vu les horribles problèmes que nous avons à traiter?... avec un peu de recul ma vie est effectivement très dur en ce moment ;)

Les piqures et brûlures en valaient la peine. Les fonds marins ici sont incroyables. Les poissons multicolores sont partout et en nombre incroyable.


 

 





Serpent de mer : l'un des serpents les plus venimeux au monde. 
Heureusement pour nous sa petite bouche ne lui permettrait de nous mordre que le lobe de l'oreille! 
 

Poissons empereur
 

Poisson perroquet

Une muren panthère cachée dans un rocher
 





Il avait encore beaucoup d'autres choses à voir comme des poulpes, des sèches (qui se déplacent en bandes), des poissons scorpions, lionfish, trigerfish, etc. C'est de loin la plongé en masque tuba la plus impressionnante que j'ai pu faire.

Par beau temps ou sous la pluie, le snorkeling est du pur bonheur ici

 


En dehors de l'eau, la nature n'est pas en reste! Juste en fasse de notre balcon, nous avons un arbre qui regorge de Foxbat! Chaque fin d'après midi nous avons le droit à leurs vols gracieux et silencieux. Ces chauve souris étant 100% frugivores, cela permet de passer des nuits sans rêve de vampires. Pour la petite anecdote, j'ai eu l'occasion à Madagascar de manger cette espèce de chauve souris dans un petit plat en sauce. Pauvre Roussette, ici au moins les indonésiens les laissent tranquilles!

 


Dans le petit village on croise aussi fréquement des singes dans les arbres


Le reste des jours passent à une vitesse folle. Un dernier plongeon dans ces eaux paradisiaques et nous devons déjà de nouveau plier bagages.


 



Pulah Weh aura été du bonheur en barre, mais il y a encore tant de choses à voir qu'il nous faut partir. Heureusement que la suite du programme vaut le détour! Je vous ferais découvrir cela d'ici quelques jours je l'espère.


dimanche 28 avril 2013

Arrivée en Indonésie : à la recherche des Orangs-Outans de Bukit Lawang

Fini les Philippines, welcome Indonesia!

Nos trois derniers jours passés à Manille ont été un petit abus de retour à la civilisation. Entre les tris de photo et les mises à jour du blog, nous avons passé de long moment dans un méga centre commercial équipé de toutes les chaines de restauration américaines et d'un inespéré cinéma! Le contraste entre l'état de pauvreté des rues de Manille et le douillet centre commercial qui regorgeait de richesse était saisissant. Nous avons donc quelque peu fait nos autruches. C'est donc après trois films au cinéma, deux burgers et un Pizza Hut que nous prenons l'avion en direction de Medan, sur l'ile de Sumatra en Indonésie.

Ce trajet aura été, comme à son habitude, une succession de bus, jeepney, tricycle et aéroport. L'arrivée à Medan c'est faite sans encombre et, dès nos premiers pas à l'extérieur de l'aéroport, nous retrouvons quelques classiques déjà expérimentés aux Philippines. Le premier taxi que l'on croise nous demande  le prix équivalent d'une nuit d'hôtel pour faire une course de 5 minutes. Une sorte de Gare de l'Est jusqu'à Bastille pour 80€ en quelque sorte. C'est donc une fois encore vers nos chers tricycle que nous nous tournons. Après quelques minutes (indispensables) de négociation, nous partons pour notre hôtel. Dès les premières rues la dominante musulmane se retrouve sur les bâtiments ; colonnes style arabique, mosquées, etc. Nous aurons même le droit à l'appel à la prière en sirotant notre bière : sans alcool!
La bière nationale "Bintang" est effectivement et logiquement sans alcool. Rassurez-vous, après s'être fait avoir la première fois, nous avons trouvé son équivalent alcoolisé. Pas qu'elle soit si mauvaise... Mais ce n'est pas tout à fait la même chose tout de même.

Après une nuit dans notre hotel à l'hygiène passable, nous partons dès le lendemain pour des contrés plus verdoyantes. Nous voici sur le chemin de Bukit Lawang, village à flanc de jungle très connu pour la présence d'Orangs-Outans!

C'est donc dans un très beau petit village entouré de vert, de nature et d'une belle rivière que nous nous installons.


Dès le premier jour, notre après midi sera ponctuée par une attaque de macaques en bande! Un par un, en provenance de la jungle, ils vont traverser ce fil pour arriver jusqu'à l'hôtel pour tout rafler sur leur passage.




Une fois sur place c'est la guerre. Le chef entre dans la cuisine et vole un régime de bananes.




Derrière, ce sont des courses sur les toits, les arbres et les tables de l'hotel que ce régime va se faire dépouiller. Les plus craintifs restent en retrait, finissent les restes ou essaie de récupérer une banane au détour d'une bagarres... tandis que les costauds se font la part belle.




Le big boss content de sa poubelle





Les "petites-frappes" trop effrayées pour se rapprocher


Rafle sur une table de déjeuner

 Vidéo du voleur


 



Jusqu'à notre porte

Après ce beau spectacle en soirée et un réveil le matin du même ordre (course de macaques sur le toit en tôles), nous partons pour une journée de trek dans la jungle à la recherche de notre cher cousin : l'orangs-outans. Cette jungle est l'un des rares endroits où l'on peut encore en trouver en nombre et en pleine liberté. Malgré tous les efforts des locaux et des associations, vu la déforestation massive que subit cette région, cela ne pourrait plus être le cas d'ici seulement 50 à 100 ans.

Jungle Trek

Un trek dans une jungle, c'est une aventure à part entière : lianes, serpent, sangsus, moustiques, fourmis gigantesques, terrain difficile, humidité à 100%... Mais lorsque le jeu est d'arriver à retrouver des orange-outans au milieu de tout ça, ça devient compliqué! 


Les plus sauvages sont à plusieurs jours de trek au coeur de la jungle. Heureusement pour nous, certains ont été mis en liberté après avoir passé quelque temps auprès des hommes. Ce sont donc des habitués de la banane facile et restent à distance raisonnable du village. Après une heure de trek, nous apercevons les premiers "nies" frais. Les orange-outans ont un mode de vie plutôt agréable. Ils se lèvent, mangent, voyage une heure vers un autre endroit où manger, prépare un nouveau nie et font une sieste. Et ce, cinq fois par jour! Du coup en voyant des nies encore vert, nous savons qu'ils ne sont plus très loin. Après deux heures de crapahutages supplémentaires, nous finissons enfin par voir des branches secouées par le poids de nos amis. Nous nous rapprochons un peu plus et là, le spectacle est sublime! Ces animaux sont vraiment impressionnant...





 


C'est donc une mer, un bébé et deux enfants qui nous font la joie de montrer le bout de leur nez. De gros enfants en effet. Cela rappellera quelques souvenirs, la gestation dure 8,5 à 9 mois chez les  orangs-outans et les enfants ne sont sevrés qu'à partir de 6 à 7 ans ; tandis que la maturité elle n'arrive qu'à 13-14 ans...

Nous avons donc, dès la mâtiné, trouvé ce que nous étions venu chercher. Maintenant... Rien ne nous empêche d'en trouver d'autres! Et puisque l'expérience jungle est très dépaysante, c'est un plaisir de continuer cette journée de trek. Après ces trois heures déjà parcourus, il ne nous en reste plus que quatre pour atteindre le point de rencontre avec notre rafting.

Nous repartons donc dans la joie et la bonne humeur après avoir mangé quelques fruits frais (la saison est à l'ananas, fruit de la passion, orange et bananes)


Fourmis décrite comme étant de petite taille... Elles peuvent être deux à trois fois plus grandes

Un pense bête naturel fait par cette liane

Petite chute d'eau sur la route


Notre trek se vera récompensé d'une seconde rencontre avec cette mère orangs-outans. Cette fois ci le guide nous demandera de ne pas nous attarder. Elle s'approche un peu trop volontiers de nous et semble prête à tout pour quelques bananes. Vu sa taille impressionnante, nous nous exécuterons (après avoir mitraillé quelques photos tout de même)







Elle ira jusqu'à nous bloquer la route. Pour nous permettre de continuer, ce sera donc diversion du guide à coup de bananes, pendant que l'on avance sur le trek pour mettre un peu de distance.

 



Un des "chemins"

Après sept heures de trek dans la jungle, nous finirons cette aventure de la meilleure de façon possible : du rafting jusqu'à l'hôtel! En amont de la rivière nous montons sur un petit "bateau" fait d'un entremêlé de jantes de tracteur. Efficace et rafraîchissant! En moins d'un quart d'heure nous parvenons à notre point de départ. Après une petite baignade dans la rivière, on nous gâte d'un dernier spectacle au bord de notre fenêtre : des singes sautant de branches en branches...



Cette pause verte aura fait le plus grand bien!

Après la jungle et l'humidité chaude... place à l'ile paradisiaque de Pulah Weh et ses plages!