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mercredi 14 août 2013

Le Pérou - 1ère partie

Nous voici arrivé au Pérou, en sa capitale de Lima. Notre vol arrivant à 5h du matin, c'est de nuit que nous découvrirons les premiers traits de la capitale. Difficile de se faire une idée derrière les vitres du taxi...
Arrivé à l'auberge, le jour se lève doucement. Si la journée profite à celui qui se lève tôt, elle profite encore plus à celui qui a bien dormit! C'est donc après une petite "grâce matinée" que nous rouvrons les yeux. Des fenêtres de notre chambre, voici ce qu'il nous ait donné de voir...


Pour un centre ville, il y a plus accueillant. C'est là que toutes les histoires entendues et les conseils de sécurité du Lonely Planet me reviennent en tête. Je suis désormais en Amérique du Sud... Le danger est partout entre les pick-pockets et les bandes qui vous agressent dans un coin de rue... Vraiment?

Dès les premiers pas dans la ville, même en restant sur mes gardes, c'est une sensation plutôt agréable qui en ressort. Ici, pas de personnes menaçantes, pas d'enfants louches qui trainent autour des touristes... Des gens polis qui nous aident à nous orienter... Non, décidément cette ville est accueillante! 

Cirage de chaussures en pleine rue, pratique très répandue en ville au Pérou



En quittant les rues périphériques où nous dormons, nous arrivons dans le centre historique de la ville. Nous y découvrons de très jolis bâtiments très bien entretenus. Originalité de leur architecture qu'on retrouve dans plusieurs rues, ces balcons en bois qui sortent des bâtiments.


Cathédrale de Lima


Grande place colorée

C'est donc une succession de rues plus jolies les unes que les autres que nous découvrons. Avec elles des boutiques agréables, des centres commerciaux tout neuf et de bon restaurant ou vendeur de snacks. Ce dernier point est important, du peu que nous avons vu jusqu'à maintenant, la nourriture péruvienne est variée et gouteuse! Et cela fait très plaisir!

Une galerie qui ferait jalouser barbie

Une fois encore, l'aventure ne s'arrête pas là. Le temps de me racheter un manteau... et oui... Mon superbe manteau offert à mes 30 ans c'est perdu entre un Bus et un bateau au Costa Rica. Accroché sur le haut de mon sac à dos, l'élastique qui le tenait a été arraché. Bien sur, une fois que je m'en suis rendu compte, aucune des deux entreprises n'avaient la trace du manteau. Qu'est ce qu'ils vont bien pouvoir faire d'un manteau avec un polaire au Costa Rica!!! 
Je disais donc, le temps de racheter un manteau (copie chinoise) au marché, et nous partons pour de nouvelles aventures. Direction, la ville de Nazca.

Au bord de la route, un restaurant pour touristes "Las Chitas". Hmmm... J'espère que c'est un faux ami!

Un nouveau pays, de nouvelles habitudes à prendre. En effet, pour chaque pays traversé il y a des habitudes à prendre dans l'échange avec les gens, dans la façon de réserver ou prendre les transports en communs, dans la façon de discuter les prix, dans le type de logement à attendre, les pièges à éviter, les habitudes alimentaires... Et dans les nombreux points d'adaptation, celui qui me plaie le plus, c'est bien celui alimentaire. Côté boisson, cela va assez vite. Il y a bien une ou deux marques de sodas locales, pour le reste c'est toujours Coca-Cola et compagnie. Pour les bières, là aussi ça va assez vite. Mais pour la nourritures... C'est une aventure en tant que telle!

Imaginez vous dans un nouveau restaurant, avec une carte entre les mains qui utilisent des noms de plat un peu alambiqué. Vous comprenez peut être une partie du plat et le serveur peut vous expliquer le reste. Imaginez vous maintenant avec une carte où vous ne comprenez pas un mot et un serveur qui ne parle pas la même langue que vous. Vous y êtes! L'aventure au restaurant! Chaque plat commandé est un coup de roulette russe... Seuls indices, vous savez si c'est de la viande, du poulet ou du poisson, parce que ça vous avez appris à le lire. Aller, encore un ou deux mots qui ressemble à du français et qui parfois mettent sur la piste... Et parfois non. Le reste est incompréhensible.
Et bien moi, j'adore! Faut dire que je mange à peu prêt tout et que mon estomac est très tolérant. Ce sont parfois des déceptions... d'autres fois de belles surprises! Mais le voyage est aussi culinaire.

Là où ça se complique, c'est avec les vendeuses ambulantes dans les bus. Là, aucune photo pour vous aider, aucune carte de restaurant pour donner des indices... Seulement leurs voix qui baragouines des noms que vous ne comprenez pas et que vous n'avez jamais entendu.
Mais vous avez faim et il faut acheter quelque chose. Alors on observe, on regarde ce que les autres achètent, on essaie de voir ce qu'il peut bien y avoir dans ces petits sacs en plastiques.
Ce soir là, nous avions mal prévu le coup. Nous n'avions pas de sandwich en réserve et le bus ne s'est pas arrêter pour le diner. Il est 22H et j'ai faim. Alors que nous sommes habituellement assaillis de vendeuses toutes les heures, cela faisait depuis bien quatre heures que personne n'était monté à bord. Là, enfin deux vendeuses montent. La première vend des petits pains, l'autres des biscuits et autre chose enroulé dans une feuille en papier. Impossible de voir au travers. Premier passage des dames, je commence à voir un monsieur deux rangs devant entamer les petits pains. Ils ont l'air bourratif mais sec, sans rien dedans. J'ai faim mais... ça donne pas envie. Au passage de la seconde dame je remarque que plusieurs personnes achètent la "chose" enroulée dans le papier kraft. Arrivé à mon niveau, il n'en reste plus qu'un. Je me lance... Ca coute deux Soles (soit 0,54€). Déçu de ne pas avoir vu passer de sandwich, même à la fraicheur discutable, c'est donc sur ce petit paquet que je me rabats. Quel sera le repas? Je déballe... A l'intérieur, des petits biscuits soufflés, comme des blinis creux et croquants. L'opposé d'un blinis en somme... Ce n'était peut être pas le meilleur exemple. Le biscuit est légèrement salé et recouvert de miel. Ce n'est pas mauvais, mais il y a plus consistant comme repas. Cette fois-ci l'aventure s'arrêtera là. Ce soir c'est la diète!

D'autres fois, la découverte offre de plus grandes récompenses! Comme par exemple avec le Chirimoya, fruit à la chaire généreuse au gout de Malabar! Intéressant non?
Ou encore le Mamoncillo (appelé mamon au Nicaragua) qui n'est autre qu'un fruit qu'on ne peut pas croquer, mais seulement mâchouiller et sucer. Il a un bon goût sucré/acidulé qui n'est pas sans rappeler les Arlequins.

NAZCA

Vue de l'hôtel à Nazca

Arrivé à Nazca, nous découvrons la vue de l'hôtel. Une fois encore nous voyons ce qui va être un fil rouge au Pérou, des constructions non finies. Tout au long des trajets et des villes, le même constat. Des bâtiments à moitié fini qui sont à côté de bâtiment qui ne le seront surement jamais. Cela donne une ambiance "bidon ville" certaine fois. Seul les centres villes sont en bon état et toujours coloré.

La raison de notre venu a Nazca, ce sont les Géoglyphes que l'on trouve sur le sol... Ce sont des énormes dessins, fait sur des kilomètres, qui représentent des animaux, des formes géométriques... Ces formes sont tellement immense, que leur origine reste imprécises. Si les explications les plus logiques les rapportent à des géomètres très doués du peuple Nazca, d'autres explications mettent en oeuvre des ballons dirigeables (il y a plus de 2000 ans) ou encore, la venu de petit bonhommes verts. 

Pour plus d'info : Wikipedia

Ligne de "la Grenouille"

Manque de chance pour nous, ces lignes de Nazca sont devenu très populaire, et avec eux le prix des tours a grimpé. Nous pensions pouvoir survolé les lignes de Nazca en petit avion. Ce qui auparavant coutait une trentaine d'euros, coûte maintenant plus de cent par personne. Nous sommes donc bon pour le plan de secours "pas cher"... le Mirador :

Mirador Nazca

A défaut de pouvoir voir l'ensemble des lignes, nous pouvons en observer quelques unes du haut de ces tours.


"L'arbre"

Ce sera aussi l'occasion de quelques photos sympathiques.

Un air de Route 66


En chemin, nous passerons par un petit musé nous présentant différents travaux archéologiques autour des lignes. S'il n'est pas très intéressant, il renferme en outre une impressionnante momie Nazca... Celle-ci est dans un état de conservation incroyable. Les cheuveux ont l'air "vivant", sans parler du bras tatoué.

 

Le deuxième mirador nous montre des lignes... différentes. D'après moi un peu moins impressionnantes, cela ressemble a des dessins fait par un petit enfant. Maintenant ces lignes font des centaines de mètres et il fallait un sens infaillible des dimensions pour arriver à ce rendu. 2000 ans en arrière cela impose le respect. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, on peut dire que ce n'est pas... impressionnant?


Vue désertique des environs

Malheureusement, les lignes que j'attendais le plus, c'est à dire celle du "singe" et du "phoenix", n'étaient pas visibles depuis des miradors. Ce sera pour une prochaine fois! Ou non.


AREQUIPA

Nous poursuivons vers la ville d'Arequipa, qui sera notre camp de base pour aller découvrir le canyon de Colca.

Vue de la terrasse de l'hôtel

Panormique d'Arequipa


Plus qu'un camp de base, c'est une ville d'un très grand charme que nous découvrons! A 2300m d'altitude, elle est entourée de montagnes aux pointes enneigées. Pour ce qui est du centre ville, les colons espagnoles ont encore apportés leur touche. Des églises, une cathédrale, des places, de beaux bâtiments...  

Drôle image dans les rues, quasiment toutes les voitures sont pourvues de petits panneaux publicitaires



Cathédrale


Vue des toits d'un restaurant



COLCA CANYON


Départ à 5h du matin de Arequipa pour nous rendre dans la région du Colca. Ce canyon, moins connu que le "Grand Canyon" américain, est pourtant le plus grand et plus profond au monde. Pour les amateurs de superlatifs, c'est quelque chose.

Vendeuse Quechua, la douce laine d'alpaga est la matériel de base de tous ces produits artisanaux

Effet d'optique?


C'est dans ce même canyon que le mythique condor aime voler à la recherche de ses carcasses


Après quelques minutes d'attentes, l'un de ces magnifiques Condors nous fait l'honneur de voler près de nous. Avec plus de 3 mètres de large, ce rapace est impressionnant. En seconde place derrière l'albatros pour l'oiseau le plus grand, il est en revanche le plus lourd. Il est effectivement bien massif.




Nous arrivons dans le petit village très typique de Cabanaconde, duquel nous commencerons notre trek dans le Colca. Au planning du premier jour, une descente de 3287m à 1900m jusqu'à l'Oasis de Sangalle. Et pour le deuxième jour? Le même chemin en remontant, soit presque 1400m de dénivelé!


Femmes en habits traditionnels

En chemin, photo insolite dans la cours d'une maison...


Hommes travaillant un champ en haut des montagnes

Vue du Canyon du Colca au début de notre descente


En chemin, nous pouvons observer les vestiges de la culture Quechua puis Inca. Ici, des chemins de traverse ainsi qu'un plan de culture en étage Inca. La force des Incas dans cette zone? Ils avaient un savoir faire extraordinaire pour l'irrigation des cultures. Cela leur permettait d'optimiser les cultures sur des plans mêmes très escarpés.


Les chemins rapides mais étriqués des incas ont ici été remplacés par des chemins plus traditionnels par les Espagnols. Ceux-ci permettent le passage des mules pour l'approvisionnement entre le village et l'Oasis. Pour être plus claire, cette personne revient des courses avec deux caddies pleins.


Après une heure de descente, nous apercevons au loin en bas notre but

Après plus de trois heures de descentes, nous approchons enfin de l'Oasis. Les cuisses et les mollets échauffés par la descente, nous apprécions que le supplice soit fini. On s'imagine que descendre serait plus facile. Si l'on s'essouffle moins en descente, en revanche on fatigue plus des jambes. Dans ces montagnes, si la nuit on peut descendre en dessous de zéro degré, en journée au soleil on dépasse rapidement la barre de 25°C. Nous arrivons a cet Oasis rempli d'arbres fruitiers où une piscine nous attend. Son eau fraiche sera un vrai régal. 


Le lendemain... Réveil prévu à 4h30 du matin pour le défit : 1400m de monté. Malheureusement pour Laëtitia (et moi), elle a été un peu malade ce soir là, un mal de tête intenable à partir de 2h du matin. Probablement un effet dû au fréquent changement d'altitude (nous avons passé en voiture un point à plus de 4800m la veille). Du coup notre nuit aura été plus courte que prévue. Deux petites nuits d'affilées... Ca commence un peu a tirer. C'est donc après un Doliprane, les yeux un peu lourd, que nous commençons la monté à 5h du mat avec notre groupe. A cette heure là il fait encore nuit et bien frais. Nous profiterons donc du levé du jour progressif en même temps que la fraicheur durant cette ascension.


Malgré l'essoufflement dû à l'altitude que l'on ressent en s'approchant du sommet, la rage de vaincre nous aura porté jusqu'en haut. Record battu, nous mettrons moins de 2h30 pour monter. Nous allons plus vite en monté qu'en descente... Allez comprendre! Cette randonnée aura été courte mais intensive. Les cuisses sont lourdes et l'estomac trop vide. Il est bientôt 8h, il est temps de manger!


Après un copieux petit déjeuner, je finis par une infusion aux feuilles de Coca. Produit traditionnel utilisé par tous ici, il a des vertus sur les maux de tête, d'estomac, le mal des montagnes et... Bien sur... est un bon excitant qui vous redonne un peu de gouache. Un super café en somme.
Pour repartir, il nous faut attendre la venu de notre bus... qui peine à arriver. Ce sera l'occasion de prendre quelques photos de locaux dans le village de Cabanaconde.




Mais cette journée ne s'arrête pas là. Nous commençons une succession de visite sur le chemin qui nous ramènera à Arequipa.

Vue magique du canyon avec au loin, l'ancienne capitale Inca

Panoramique

En reparlant d'expérience culinaire... qui connait ce fruit? Pour moi c'était une première. J'ai d'abord aperçu sa chaire, qui ressemble à du kiwi, puis j'ai vu le fruit en entier. Ceci n'est d'autre qu'un fruit de cactus! C'est donc une boule plaine de pique qui, une fois préparée, ressemble à ça. Dans ce fruit, pas trop de sucre, c'est acide comme un citron. En revanche, c'est très rafraichissant!

Pour les amateurs d'alcool c'est avec ce fruit qu'est fait le cocktail national : Le Pisco Sour
Celui-ci reste encore à gouter!... 


 

Pendant que le reste de notre groupe va profiter d'un "hot spring" payant (en gros une piscine chauffée  pleine de touristes), nous profitons de ce temps libre pour visiter un autre village.


Une dame promenant son aigle, espérant une pièce en échange d'une photo

Chance pour nous, il y a ce matin là une petite fanfare dans le village

Les hommes doivent transporter des reliques en argent d'un poids considérable (au vu de la difficulté qu'ils ont a les transporter)

Une dance traditionnelle au rythme de la fanfare


Bientôt le calme revient sur la place et les petites conversations reprennent leur cours...

Après que l'ensemble de notre groupe se soit rincé dans la piscine, nous repartons sur la route que nous avions pris un jour plus tôt, mais cette fois nous prenons le temps de nous arrêter. Ici, nous sommes à plus de 4810 mètres d'altitude... Soit plus haut que la pointe du mont blanc. Quand on sait la préparation physique et les bouteilles d'oxygène que transportent ceux qui grimpent le Mont Blanc... Cela vous laisse imaginer ce qu'on inflige en ce moment à notre corps.

Sur ce point culminant, on évite les efforts et on ne reste pas trop longtemps. S'il doit y avoir mal d'altitude, c'est normalement après plus d'une heure... 


Nous redescendons donc sur le doux planché des vaches à Arequipa, à seulement 2300m d'altitude! Dernière soirée et dernier petit déjeuner dans cette ville très agréable.... 

Prochaine étape, la ville de Puno sur les rives du Lac Titicaca, situé à... 3800m !
On s'échauffe, on s'échauffe! On sera prêt pour le Machu Picchu!



1 commentaire:

  1. Nazca et le Colca canyon sont impressionnants. C'est beau ces balcons en bois sur les bâtiments colorés. Ça donnait quoi la musique de la fanfare du village?

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