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jeudi 22 août 2013

Le Lac Titicaca

PUNO

Suite du voyage, nous arrivons sur les rives du mythique lac Titicaca, à plus de 3800m d'altitude. Côté Guinness des Records, c'est le plus grand lac d'Amérique du Sud en longueur, en quantité d'eau et il est considéré comme le plus haut lac navigable au monde. J'en retiens que c'est un lac immense, partagé entre Pérou et Bolivie, et posé à une altitude considérable! 
Nous posons nos bagages à Puno, une ville centrale pour les activités qui nous intéressent. Arrivé à l'hôtel, je démarre l'habituel tour de chambre pour vérifier s'il y a de l'eau chaude (c'est mieux vu les températures), si c'est propre, si le lit est confortable, etc. Il y a généralement toujours quelque chose à redire, mais là, arrivé au deuxième étage de l'hôtel, je suis resté le souffle coupé... Mais littéralement. Monter deux étages a un rythme "normal" à 3800m d'altitude... Ca fait ça! 
Cette ville est tout ce qu'il y a de plus normal, à aucun moment on ne se croirait à cette altitude. Sans rien faire, toutes les deux-trois minutes, on ressent le besoin de prendre une grande inspiration à plein poumon, mais on oublie vite... Du coup j'ai eu le droit à un petit rappel!
Donc dans cette chambre, plus occupé à ravaler mes tripes qu'autre chose, il y a tout de même un petit détail que j'ai remarqué : Pas de chauffage! Bon... Trait commun à toutes les chambres que nous avons pu voir au Pérou, mais dans les villes précédentes, les nuits ne tombent pas jusqu'à -20°c. A trois heures de l'après midi il ne faisait déjà pas plus de 15°c dans la chambre... Je n'imaginais pas la nuit. La dame me rassure, les nuits descendent tout juste à zéro en ce moment! La canicule ici... Ce n'est qu'une grosse couette et quatre énormes couvertures plus tard qu'elle a fini par me convaincre. De toute façon il n'y avait pas mieux ailleurs. 


(lire la suite)



Une fois posé, il est temps de découvrir la ville. C'est une fois de plus un centre accueillant que nous découvrons. Décidément le Pérou est vraiment agréable à visiter!

Place centrale... Encore une ville avec une multitude d'églises et cathédrale 

En revanche, c'est la vue du lac Titicaca qui me surprend un peu. J'avoue avoir un peu fantasmé un lac bleu sur le sommet d'une montagne, entouré par des cols enneigés... La vue de celui-ci depuis le port de Puno n'est donc pas exactement celle à laquelle je m'attendais.


Des pédalo pour les enfants

Au lieu de ça c'est un bord de lac plutôt urbanisé que je découvre. Même si ce n'est pas celui imaginé, il n'en reste pas moins intéressant! La multitude de maison et bâtiments à perte de vue, sur tous les morceaux de montagne environnant a son effet.



Coin de rue à l'écart du centre ville

Marché artisanal : ici tout est fait en laine d'alpaga! Un bon endroit pour s'équiper en vêtement chaud à prix raisonnable. Le tricot est ici un sport national. A tous les coins de rue, dans les bus, etc. Il y a toujours une dame en train de tricoter quelque chose ou de filer sa laine. 


Lac Titicaca

Après notre balade, il est temps de partir à la rencontre des Iles du lac Titicaca, la raison de notre venu ici. Après nous être quelque peu renseigné, nous apprenons que les tours organisés sur les îles sont aussi authentiques que des attractions chez Disneyland. Après les visites très guidées, la nuit tombée, la centaine de touristes est groupée dans une grande salle et déguisée comme des locaux! Programme peu alléchant... Il y a tout de même un bateau publique qui parcourt les îles dans la journée, sans guide. Un peu inquiet de ce qu'on va trouvé, on se décide tout de même à y aller. Après tout c'est un incontournable.
  
Flottille de bateaux prêt à partir


C'est donc au petit matin le lendemain que nous partons sur notre bateau "publique", après avoir vu s'envoler devant nous une bonne cinquantaine d'autres bateaux. Pour le côté exclusif on repassera. Après les premières minutes, un membre d'équipage se présente et commence à nous faire une visite guidée. Nous n'avons pas payé de tour mais apparemment nous allons avoir le droit à la totale!


Les Iles flottantes de Los Uros

Après une agréable balade en bateau, nous nous approchons de îles mythiques des Uros où nous sommes sensés ne faire qu'une brève escale le temps de découvrir leur mode de vie. Ce peuple a, il y a de cela plusieurs siècles, décidé de fuir la terre ferme et avec elle l'autorité de peuplades guerrières pour se réfugier sur le lac Titicaca. Pour survivre, ils ont crées des îles flottantes artificielles. Aujourd'hui comptant un archipel de 40 îles à 6km au large de Puno, ce peuple vie entièrement de la pêche et du tourisme. 


Ilot sur lequel nous allons faire escale 

Accueil chaleureux

Poigne de fer pour ramener le bateau

Sur cette île (surement dédiée aux touristes), ne vie qu'une seule famille, dont voici la doyenne

Sur l'île (après avoir payé un droit d'entrer) nous aurons le droit à tout un tas d'explication sur le mode de vie des Uros. Leurs techniques pour construire et entretenir les îles, techniques de pêche, etc. Avant de passer à la vente de babioles. Bien que complètement orientée touristes, la visite n'est pas inintéressante. L'ambiance des îles alentours et le fait de fouler ce sol moue est déconcertant.
Les roseaux qui constituent le sol de leurs îles pourrissent au fur et à mesure par le fond. Le sol est donc continuellement recouvert de roseaux frais, ce qui donne un sol très moue et plutôt humide. Cela reste très stable. A se demander si ces îles sont biens flottantes. Le temps de cette pensé et un bateau passe un peu trop près de notre île. Les vagues qu'il traine feront bien bouger l'île, me confirmant qu'on ne touche effectivement pas le fond. En gros il ne vaut mieux pas avoir le mal de mer pour vivre ici.


Un petit Uros coloré

Panoramique de l'archipel de Los Uros


En vous écrivant ces lignes, je suis désormais devant mon ordinateur au chaud à l'hôtel. J'en profite donc pour faire une petite visite sur Wikipedia. Et qu'est-ce qu'on peut y lire sur les Uros?

"Les Uros se sont éteints complètement, dans les années 1950, abandonnant leur terre de roseaux aux Indiens aymaras de Puno. Ces derniers occupent les îles flottantes à des fins touristiques, en y perpétuant les traditions Uros." (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Uros)

Ce qui confirme un peu ce que je pensais... Plutôt que de faire toute cette mise en scène, ils pourraient se contenter de nous présenter cela comme un musé, ce serait plus crédible... Et plus honnête.

Ile de Taquile

Après ce premier stop culturo-touristique, c'est une balade de trois heures en bateau qui nous attend pour rejoindre l'ile de Taquile. Cette fois ci rien d'artificielle, c'est une île comme on les connait, habitée par de vraies personnes.



C'est une petite promenade de quelques kilomètres qui nous attend sur l'île. Pour rappelle, le niveau de l'eau sur le Titicaca est de 3800m, donc de la haute montagne. Nos petits poumons encore peu habitué à l'altitude vont bien souffrir sur ce chemin sinueux, pourtant pratiqué par les grand-mères du village...

Petite locale qui fait le clown devant une arche
 

Petite fille en habit traditionnel
 


Cultures en terrasse

 

Le Inca Kola! Boisson nationale bien devant coca-cola, elle est ultra sucré et a un goût de chewing-gum chimique. Pour ceux qui s'en souviennent, petit on achetait à la boulangerie un chewing-gum en rouleau dans une petite boite ronde rouge en plastique. Et bien a a ce gout là! Donc pas très bon à boire...


Une arche à l'arrivée, une arche au départ...


Le tour de cette petite île aura été rapide. Il est déjà temps de remettre le cap sur Puno. Taquile, bien qu'un peu plus vrai que les Uros, n'est tout de même pas un bijou d'authenticité. Ou alors il nous aurait fallu avoir plus de temps pour explorer des recoins de l'île épargnés par les touristes? 
Détail amusant, vous croiserez là-bas tous les hommes avec de la laine et des aiguilles! Ici, la couture c'est pour tout le monde. D'ailleurs sur le chemin du retour en bateau, j'ai eu le droit à un cours de filage de laine par une dame en face de moi. Elle se sert d'une sorte de toupie pour enrouler son fil. Elle ressert son fil et se fait sa pelote au fur et à mesure comme cela.

Avant le départ, une petite fait son intéressante

Comme maman en habit traditionnel : un châle qui sert aussi d'écharpe et une robe avec pleins de jupons de toutes les couleurs

La péninsule de Capachica

Après cette journée sur les eaux et le côté touristique du Lac Titicaca, nous décidons cette fois ci de sortir des sentiers touristiques et d'aller faire un tour à pied sur la péninsule de Capachica. Ici pas de touristes, de jolie bus ni de tour, seulement des mini-vans surchargés aux amortisseurs dépassés. Après deux changements et une heure et demi de transport rythmé par de la flute de pan Andine, nous voici arrivé dans un petit village perdu au milieu de nul part. Nous continuons sur notre idée de départ, nous promener sur les vallons de cette péninsule pour profiter de la vue du Lac Titicaca.



Le décor et l'ambiance est à la hauteur de nos attentes. Ici, nous ne croiseront que des maisons isolées et des petits villages. Les péruviens sont vraiment charmant et accueillant. A chaque personne croisé c'est un bonjour, voir un grand signe de la main si ils sont en train de travailler dans les champs. Nous aurons même eux quelques invitations à discuter mais... notre espagnol limité ne permet pas d'entretenir longtemps la conversation.



Le Titicaca se présente sous ses plus belles couleurs



Un petit Schtroumpf 

Un chapeau porté par toutes les dames de cette péninsule. De jolis pompons!



C'est sur cette superbe journée que nous finiront notre visite des alentours de Puno et du lac Titicaca. Si la première partie avec les îles artificielles étaient un peu trop aceptisée à mon goût, cela reste tout de même une partie de la culture du lac qu'il ne fallait pas manquer. Cette journée sur la péninsule m'aura en tout cas réconcilié avec mes fantasmes du Titicaca. Je repars sur les routes vers Cuzco heureux de cette escale.

3 commentaires:

  1. Quel authentisme, merci, j'ai appris un mot !!!

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    1. Et c'est évidement au courant de littérature Polonais des années 30 auquel je faisais allusion! :)
      Au moins il y en a une qui suit! hé hé
      C'est corrigé

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  2. Le côté pack touristique tout prêt c'est vrai que c'est agaçant mais c'est pas encore Montmartre leur truc. Y'a de la marge.
    Les arches, les vêtements colorés, les couleurs (bleu du lac et jaune doré des herbes) sont vraiment biens.

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