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lundi 15 juillet 2013

Costa Rica - Côtes Caraïbes

L'aventure mongole finie, il nous fallait traverser les océans pour arriver à notre prochaine étape : le Costa Rica. Si sur une carte cela semble loin... En avion c'est encore pire. Ajoutez à cela quelques retards... 
Au départ de Mongolie, nous avons tout d'abord du attendre quatre heures dans l'aéroport avant de pouvoir monter dans notre avion.  Il y avait des vents violants empêchant le décollage. Le temps de monter enfin à bord, ceux ci se sont réveillés. Du coup nous avons attendu quatre heures de plus à bord de l'avion avant de pouvoir enfin décoller. Trajet sans encombre, nous arrivons à notre première escales (sur trois) à Beijing. Les douanes chinoises étant ce qu'elles sont, nous avons comme à l'aller eu le droit à deux heures d'attentes avant d'obtenir notre tampon. Cela n'a beau être qu'un transfert, il faut un tampon. Nous n'étions dans tous les cas pas pressé puisqu'une nuit dans l'aéroport nous attendait. Petit coup de chaud, le soir même on nous apprend qu'on ne peut pas imprimer nos billets d'avions vers notre prochaine escale aux états unis puisque nous n'avons pas de visa... Pourquoi avoir besoin d'un visa simplement pour un transfert? Allez comprendre! Pris de court, on n'a jamais imaginé avoir besoin de valider un visa pour un simple transfert, et on commence à s'y connaître en transfert! Heureusement pour nous, ce visa est faisable en ligne! Etrangement il donne l'impression d'être validé automatiquement dès que les $15 de frais sont payés. Sécurité ou taxe indirecte? 
Du coup nous sommes sauvé, visa validé, une galère sans nom d'évitée! J'aurai bien vu la situation... En Chine nous n'avions le droit de rester que 24h sur le territoire... Sans l'obtention immédiate du visa américain, nous étions expulsable vers la France! Cela aurait été "drôle"....
Après une nuit dans l'aéroport de Beijing, nous partons en début d'après midi pour treize heures de vol vers Chicago... escale qui nous permettra de nous envoler pour... Miami... Avant de pouvoir enfin prendre notre vol vers San José au Costa Rica.


Pas besoin de vous faire un dessin, le trajet a été plus que long. C'est en bons zombies que nous arrivons à l'aéroport où un taxi devait nous attendre pour nous emmener, à la surprise de Laëtitia. Arrivant la veille de son anniversaire, j'avais prévu un hôtel un peu haut de gamme pour marquer le coup. Bon... Le chauffeur ne nous aura pas attendu, du coup l'effet de surprise est moins important. Le standing de l'hôtel a tout de même eu son effet. Après les mois de backpackers passés à dormir un peu partout, un bel hôtel fait très plaisir. C'est donc du haut de ce neuvième étage que nous auront découvert la capitale! Et oui... notre journée se sera résumée à des siestes pour digérer le trajet et le décalage horaire. Dès le surlendemain, nous reprenons la route et partons pour la côte caribéenne.   

Les Caraïbes

Cahuita

Playa Negra à Cahuita

(lire la suite)



Ce nom de caraïbe est magique à mes oreilles. Je l'associe à des plages paradisiaques, aux musiques des îles, aux rhums et... au soleil. Détails important, la mer des caraïbes, c'est très grand. Cela parait évident mais on l'oublie vite. Du coup il y a un peu de tout dans les caraïbes, et pendant la saison des pluies au Costa Rica, de tous les temps. 


Donc petite déception en découvrant cette première plage à Cahuita sous un ciel blanchâtre... Mon fantasme caraïbéen n'est pas comblé.


Cela reste tout de même une plage originale avec son sable "noir". 
 

Phénomène étrange, durant l'heure que nous avons passée sur la plage, un flot incessant de papillons jaune nous est passé devant. Ils étaient en nombre impressionnant et volaient tous dans la même direction... Des papillons migrateurs???


Fleur en chemin

Avant de parler des plages, j'aurais pu vous parler de la ville. Cahuita, comme toute ville caribéenne du Costa Rica qui se respectent, a une grosse influence reggae rastafari. Là où le reste du Costa Rica est hispanique, ici, c'est clairement les racines africaines qui dominent. L'autre particularité, c'est la "prostitution" masculine. Ici, de nombreux jeunes rasta se font entretenir par des femmes de tout âge en échange de leur compagnie... Donc si tu aimes le reggae, la marijuana et les blacks musclés, ton paradis se trouve ici!

 

Pistil en chemin

Après cette première nuit sur Cahuita, c'est un joli ciel bleu qui nous accueille. Nous démarrons donc avec plaisir la visite du parc national de la ville. Tout de suite, on retrouve un peu mieux l'idée qu'on peut se faire des caraïbes : du sable blanc, du soleil, des arbres au bord de l'eau...


Ce parc, bien que n'étant pas très grand, nous offrira bien des rencontres en chemin. La première, et non des moindres, cette vipère jaune très venimeuse... (vipère de Schlegel de son petit nom). A quelques centimètres de nous sur le sentier, on est content que cet animal ne soit pas agressif.


Papillon plus gros que ma main et d'un bleu impressionnant... Par contre pas évident à prendre en photo
 

Plage du parc de Cahuita

Araignée de la taille de ma main... Celle là tu ne la voudrait pas dans la chambre avant d'aller te coucher
 

Rivière (plus grande que ma main) qui vient se déverser dans la mer. Avec la saison des pluies, la rivière transporte plus de terre et prend cette couleur maronée. Lorsque celle-ci se mélange avec l'eau de mer, cela prend une tinte rougeâtre. Etant obliger de la traverser pour continuer le trek, ça donne un peu l'impression de marcher dans du vin.


Ecureuil

S'il y a bien une chose qu'on a vu en quantité dans le parc, ce sont les crabes de terre. Il y en a de toutes les couleurs. La gérante de l'auberge nous a même dit qu'ils étaient une nuisance. Ici ce ne sont pas les chiens errants qui déchirent les poubelles dans la ville, ce sont les crabes.


Un raton laveur... Quelques secondes plus tard on le voyait en train de de fouiller dans un sac à dos. Il porte bien son masque de voleur.
 

Sur le chemin du retour, nous avons eu le droit à une autre rencontre de choix. Tout ce petit monde était impressionnant à voir dans la nature, mais un paresseux... C'est un vrai privilège.



Cahuita a peut être un petit parc, mais c'est du concentré! Cette journée nous réconcilie avec les caraïbes. Même si comme chaque après midi pendant la saison des pluies il va pleuvoir, c'est avec la sensation d'avoir déjà eu une journée bien remplie qu'on peut aller chercher notre déjeuner. Couleur locale, c'est sur un "casado" (viande, riz, haricot rouge, banane plantain frit) que nous jetterons notre dévolu. 


L'après midi, comme convenu il pleut. Entre deux averses, j'ai l'occasion de voir cette jeune "bandas" courageuse s'entrainer. 


Manzanillo

Le lendemain nous prenons le bus à la découverte de Manzanillo. Cette ville, beaucoup plus à l'est, est moins fréquentée et plus sauvage. Ce sont donc de magnifiques plages désertes bordées de jungle qui s'offrent à nous.


Salut!

Plages dignes de cartes postales...


A quelques mètres de la plage, c'est une jungle dense et humide qui s'étend. Malheureusement en seulement deux heures de marche, nous n'aurons pas le temps d'en explorer grand chose.

Seule récompense animale, la présence de singes hurleurs en chemin

Les aventures dans les caraïbes sont déjà finies... Il faut poursuivre notre route... Avant de reprendre le bus, sous cette chaleur rien de tel qu'une petite bière! Je vous présente la bière nationale et colorée du Costa Rica : Imperial. 

5 commentaires:

  1. Les crabes comme chiens errants ! lol
    Je n'y aurais jamais songer.^^

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    1. Apparemment ça mange de tout ces petites bêtes là!
      Qui l'eu cru!!!

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  2. Yaaaargh! J'ai trop pensé aux pirates en voyant les plages avec la jungle derrière. Les papillons, crabes, serpents, etc.. sont super colorés, très reggae finalement. Est-ce qu'ils se font entretenir?
    Et une question, ça a quelle odeur le jungle? Et par rapport à la plage?

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    1. Arrr! A pirate's life for me!
      Les rochers que l'on trouve au bord des plages accompagnés de ce décore de jungle met bien dans l'ambiance Pirates!
      A certain endroit, tu t'attends presque à trouver un beau trois mas entre deux rochers.
      Il y a un autre haut lieu de la piraterie que nous devions visiter côté Nicaragua, le Rio San Juan... Malheureusement cette visite tombe à l'eau à cause de jours fériés et d'absence de transport... "shit happens"
      Pour ce qui est des crabes et serpents, ils s'entretiennent tout seul! Là, nous ne sommes pas dans des parcs dans le sens zoo où il y a des interactions entre hommes et animaux. C'est simplement de la jungle avec des chemins de randonnées marqués. Derrière la nature se débrouille toute seule! Ca rend les rencontres plus rares... mais plus intéressante, puisque les animaux sont belle et bien sauvages.

      Pour l'odeur de la jungle, c'est intéressant que tu demandes cela! Ca a réellement une odeur particulière. On a bien une odeur de verdure et d'arbre comme dans une forêt, mais ce parfum est fortement amplifié par l'humidité et la chaleur ambiante. C'est très présent, presque palpable, tout en étant agréable.
      Cette odeur est encore plus intéressante lorsqu'il vient tout juste de commencer à pleuvoir. L'humidité porte plus fort les odeurs de mousses et de terre. Donc dans l'ensemble des senteurs très intéressantes mais difficiles à décrire!

      Côté plage tu es rafraichi par la brise marine qui sèche un peu l'air. Reste cette odeur de sable chaud et de mer...
      C'est assez marrant de partir de la plage, ensoleillée et relativement sèche, pour t'engouffrer dans cette jungle humide et complètement ombragée, à la limite de la nuit dans certains endroits. Deux univers différents!

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