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samedi 1 juin 2013

Ile de Seraya - Calme et nature sous-marine

N'allez pas croire qu'il nous arrive des galères tous les quatre matin, ni que nous sommes de bons gros râleurs qui ne se focalisent que sur le négatif... Simplement, je trouve qu'il y a plus de choses intéressantes à raconter sur les embrouilles que sur les journées tranquilles. Du coup, c'est peut être être un peu être râleur... Mais c'est un trait de caractère bien français après tout!!! Ce qui m'amène à vous conter ce nouvel épisode...

En route pour le port de Luaban Bajo afin de rejoindre l'ile de Seraya, nous avons une fois de plus garder la tête froide pour ne pas nous faire rouler. Cette fois ci c'était tellement gros que j'ai failli lâcher prise. Comme quoi je n'en rajoutais pas dans mon précédent post.
Après de nombreux changements de bateau, bus et ferry, nous arrivons en Van dans un coin de rue un peu mal famé, plutôt sale, qui éveille tout de suite l'envie de rester à côté de son sac... Pourquoi s'arrêter ici plutôt que dans un joli parking ou même un terrain vague? Aucune idée. Mis à part les apparences rien de bien dangereux ici. D'autres Vans de touristes s'arrêteront aussi ici quelques minutes plus tard. (pour rappel : nous avons un bon de transport tout inclus d'un point A à B comprenant plusieurs changements et nous avons habituellement toujours un peu de mal à faire valoir notre bon pour obtenir le ticket du prochain transport) Au jeu des tickets, nous avons le directeur de l'agence de voyage et ses deux employés qui viennent nous voir. Très agréable, le boss nous donne immédiatement nos billets en nous redonnant des infos sur le trajet, et nous précise que ce billet est tout inclus et qu'aucun supplément ne devra nous être réclamé. Il nous précise d'ailleurs qu'une pratique courante consiste a demandé un supplément pour les bagages. Si quelqu'un nous demande quoi que ce soit devant le bus il faut refuser. "Ok c'est très clair". L'un des employés nous raccompagne au van qui doit nous déposer au terminal de bus et nous précise qu'il y sera lui même d'ici une heure, ce sera l'occasion de nous montrer quel bus prendre.
Arrivé sur place nous patientons autour d'un Nasi Goreng (riz frit pimenté avec des morceaux de poulet et un oeuf frit). Une heure plus tard nous voyons les deux employés qui étaient justement en train de nous chercher. Ils nous amènent devant notre bus, nous montrent la salle d'attente... et nous précisent qu'avec nos gros sacs nous aurons un supplément bagage a payer. Ma réponse "non". Il me demande notre ticket de bus, le retourne et me montre noir sur blanc qu'un supplément est exigible si les bagages dépassent 10kg (on en transport 30 chacun). Là le doute s'installe... Levé aux aurores, la journée commence à être longue et la fatigue est là... Ce ticket est claire... Ce sont les mêmes employés "officiels" qui demandent ce supplément... Mais pourquoi le boss aurait-il autant insisté dans ce cas? C'est louche... je persiste à dire non. Je récupère en vitesse des mains de l'employer le billet de bus qu'il n'avait plus l'air de vouloir me rendre. Il s'énerve et dit qu'il va appeler le boss et le ramener. "Bonne idée, j'attends ici." S'il y a quelque chose à payer ce sera à lui ou au bus directement. Les deux employés s'énervent, disent qu'on leur fait perdre leur temps et qu'ils vont revenir avec le boss... puis s'en vont... Deux heures plus tard, toujours personnes à l'horizon. Nous montons dans le bus, personne ne nous demande rien. C'était bien une énième tentative pour nous délester de quelques Roupiah. C'est fou le culot, le niveau de stratagème et l'énergie qu'ils y ont mis. Sachant le doute qu'ils sont capables d'induire, ça ne m'étonnerait pas que certains payent...

Une fois de plus nous nous en sortons plutôt pas mal!


Après un trajet en bus de nuit grand luxe et un changement imprévu pour un tout petit bus de montagne délabré où Laëtitia a dû faire un combat de fesses avec une dame pour obtenir une place digne de ce nom, nous prenons notre dernier bateau vers Seraya. Le trajet est une vrai promenade de plaisir et ce paysage de multiples micro îles très agréable.



(lire la suite)



Nous arrivons sur notre micro île constitué d'un seul et unique hôtel composé d'une dizaine de bungalows. On vient ici pour le calme, la plage magnifique et les coraux à quelques mètres du bord, rien d'autre!


Et la découverte est des plus agréables...

Petit banc pour se perdre dans ses pensés les yeux dans le bleu... On s'y imagine bien non?

Cette fois ci nous souhaitons faire quelques économies sur le logement et trouvons un arrangement pour utiliser notre tente plutôt que les bungalows. Du coup nous partons à la recherche d'un coin sympa pour s'installer. C'est bien une micro île, arrivé à son sommet l'on se rend compte qu'il n'y a pas réellement d'endroit praticable mis à part la plage de l'hôtel.



Du coup c'est sous un arbre pour au moins se limiter au 40°C à l'ombre que nous montons pour la première fois notre tente. Elle est belle, elle est très grande avec un joli espace en plus de la chambre... Mais elle est aussi prévu pour l'hivers... Et oui avec nos tripes prévus en Mongolie et dans les hauteurs du Pérou et de la Bolivie, il nous fallait une tente quatre saisons qui soit utilisable en hivers. 


Pour le côté hivers je ne sais pas encore, mais sous le soleil d'Indonésie... La nuit il fait chaud... très chaud! Après des litres et des litres de transpiration pour ma part, Laëtitia, elle, oppressée par la chaleur décide de sortir se raffraichir un peu au milieu de la nuit. Il y avait beau n'y avoir aucune fourmis à notre arrivée... A 3h du matin nos sacs et notre tente se sont transformés en fourmilière pour... fourmis rouge (tant qu'à faire). S'il y a bien une chose que Laëtitia n'aime pas, ce sont les fourmis. Alors en retrouver des milliers dans l'entre chambre sur le sol et nos sacs, tel un remake d'Indiana Jones et le temple maudit... Ca refroidit. Du coup pas question de laisser la porte de la moustiquaire ouverte...
Le lendemain nous avons passé pas mal de temps à retirer l'ensemble des fourmis de nos sacs. Dès que nous en posions un quelques part, une dizaine de minutes plus tard c'était à nouveau l'invasion. Notre théorie (partagée par un local de l'île), c'est que celles-ci recherchent l'ombre. L'arbre leur fait une belle maison, nos sacs et notre tente une encore plus belle. Les autres emplacements où planter la tente ne semblaient pas moins fournis en fourmis... et l'idée de repasser une nuit avec 50°C dans la chambre... pas plus sexy. C'est donc en bon perdant que nous opterons pour le confort d'un Bungalow pour les deux nuits suivantes!



Résultat des courses, après avoir fini de remballer tout notre matos de camping, il ne nous restait plus qu'à profiter du calme de l'île et de la richesse de ses fonds marins. Je vous laisse profiter des photos!



Les petits Nemo protègent tellement bien leur anémone qu'ils ont souvent l'habitude de venir faire la bagarre. Du coup on les retrouve souvent devant notre masque... ou l'appareil photo.

Paysage marin... Des coraux à perte de vue



Noir à petit point bleu

Marron à petit point bleu

Blanc à gros points noir... Il y a vraiment de tout ici!


Butterfly fish

Bat fish




 

 








Poisson avec une tête d'hippocampe 

Un monstrueux Trigger Fish. Poisson très territorial (a tendance à venir vous croquer). La en train de casser des coraux pour les manger ou pour faire un nid.



Voyez vous quelque chose? ... Et avec le zoom sur la photo de droite? ...
 

C'était bien une sèche en mode camouflage très réussi




Nos amis les méduses...


Celles-ci, de grande taille, ne sont à l'arrivée pas les plus gênantes. Lors de notre dernière plongé, la plage a été infestée de mini méduse quasi invisible à l'oeil nu. Enfin si, très légèrement visible mais seulement si on regarde bien juste devant le bon de son nez en faisant la mise au point au bon endroit... Pas toujours évident... ce qui nous aura valu un bon paquet de petites piqures désagréables. Un peu dommage pour une dernière journée, mais ce séjour reste tout de même des plus agréables. A faire pour se déconnecter du monde et profiter de la nature!



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